Scierie FP Bois

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Comment s’organise le fonctionnement général d’une scierie?
Le métier de scieur est composé de trois activités principales: le sciage, le rabotage et la finition (avec des phases intermédiaires que sont le séchage, l’aboutage et le collage pour reconstituer des planches). La finition représente une part importante de notre activité puisque 70% des produits vendus reçoivent une finition. C’est une spécificité de la scierie FP Bois.


D’où vient le bois ?
Quel est le rayon d’approvisionnement de la scierie ? Le bois provient de forêts appartenant soit à de grands organismes institutionnels tels que la caisse des dépôts et consignation, soit à des propriétaires landais familiaux avec qui la scierie travaille souvent de longue date. Elle a ainsi la connaissance de leur organisation forestière, et des niveaux d’âge des arbres par propriété. Ce réseau de fournisseurs s’étale sur 50 km autour de la scierie.

Ce périmètre d’approvisionnement a néanmoins tendance à s’élargir, de par la difficulté à trouver suffisamment de bois de qualité. C’est l’héritage des tempêtes successives, qui sur les quinze dernières années, ont éradiqué 50% du massif aquitain.


Comment le bois est-il choisi, et comment est-il acheminé jusqu’à la scierie ?
Le bois est acheté “sur pied” ou “sur bord de route”. L’achat “sur bord de route” se développe de plus en plus, avec l’avantage que les grumes y sont déjà triées par diamètre et qualité après abattage et débardage (une grume est un tronc d’arbre non équarri).

Dans le sud de l’Europe, le bois résineux fraîchement coupé est sensible au phénomène de “bleuissement”. On parle de bois bleuté, qui est fortement déprécié. Malgré la pulvérisation d’antibleu, les grumes ne peuvent rester que 3 jours en bord de route avant d’être amené à la scierie . À la différence du bois de montagne, il n’existe donc pas de parc à bois pour les résineux La relation scierie-forêt fonctionne en flux tendu.

La scierie a noué des partenariats avec des entreprises de transports qui se chargent de la livraison du bois. Elle n’a en fait en sa possession qu’un seul camion, un 35 tonnes, qui lui sert à faire le lien entre ses différents sites.


Quel est le processus de la livraison au sciage ?
La première étape est le pesage des grumiers (camion transportant les grumes), afin de connaître la quantité de bois qui rentre sur la scierie. Vient ensuite l’écorçage des billes et la purge du métal (dans la région on trouve de nombreux clous liés à l’activité de gemmage et aux piquets de palombière).

Le site dispose de deux lignes de sciages distincts, une scierie moyen bois du type scandinave et une scierie gros bois du type traditionnel :
- Sur la scierie de type scandinave, la lame est fixe tandis que le billon bouge. Une cellule laser détermine le diamètre du billon, puis les opérations de découpes sont automatisées en fonction du plan de production. Un premier poste sert à découper les relèves (planches des côtés). Il y a ensuite un deuxième et un troisième poste de sciage.
- Sur la scierie de type traditionnel, c’est le billon qui est pris en pince tandis que la lame bouge et fait plusieurs passages. Cette ligne est privilégiée pour les billes de pieds avec un diamètre plus important.

Toutes les épaisseurs des planches sciées sont des multiples de 27. Cela permet de produire du parquet de 23 mm d’épaisseur ou deux lambris de 10 mm après rabotage.

Les lames sont très sollicitées durant le sciage, comment se fait leur entretien ? La scierie est équipée d’un poste d’affutage, situé juste au-dessus des deux lignes de sciage. C’est un poste qui pourrait paraître atypique, mais qui est nécessaire étant donnée l’échelle de notre scierie. De la matière est ajoutée sur chaque dent, puis une machine procède à l’affutage des côtés puis de la pointe.


Quelles sont les différentes étapes de transformation après sciage ?
- le séchage : Les planches sont stockées sur des palette avec des taquets permettant d’étager les rangs de planches. Ce travail est indispensable pour assurer une bonne ventilation entre les planches lors du passage en séchoir. Une des spécificités de l’entreprise FP bois est qu’elle réalise le séchage avec la flache et avant le délignage. Un gage de qualité pour assurer qu’il y aura moins de défauts dûs à des déformations lors du rabotage.

- Le délignage : un opérateur décide de la largeur des lames qui seront délignées dans chaque planche.
- Le choix et tri : à la sortie du délignage les lames sont annotées en fonction de leur qualité. Toutes ces opérations se font de manière visuelle, les lames sont ensuite triées en fonction des annotations.
- Le tronçonnage permet ensuite d’amener les lames de bois à la bonne longueur.
- L’aboutage permet lui d’assembler différentes pièces de bois, quand cela est nécessaire.
- Le rabotage permet enfin d’amener les lames de bois à la bonne épaisseur.

- La finition va varier selon le type de produit fini désiré. Chez FP bois nous produisons à la fois du bardage, des lames de terrasse, du parquet, du lambris, des bois sciés et rabotés. L’étape de finition peut donc être très différente. Pour ce qui est des produits de second-oeuvre, nous avons une ligne de vernissage automatisée qui nous permet de traiter un grand volume de bois en garantissant une finition parfaite.
- Reste ensuite une nouvelle étape de séchage avant l’emballage.


Quelle quantité de produits finis sort de la scierie annuellement ?
La scierie de Mimizan c’est 140 000m³ de bois scié par an. Cela représente entre 17 et 20 camions par jour. Sur ce volume entrant, 70 000m³ sortent sous forme de planches. Donc il y a soit environ 50% de pertes, sous forme d’écorce, de sciure et de chutes de bois. On appelle ces pertes des produits connexes, car elles sont revalorisées.


Comment revalorisez vous ces produits connexes?
Le premier usage est de servir à alimenter les chaudières biomasse de la scierie, qui elle-même vont permettre le fonctionnement des séchoirs. Ils peuvent aussi servir de compost. L’écorce enfin peut aussi servir pour l’aménagement paysager.


Entretien réalisé le 20 juin 2018, à la scierie FP Bois de Mimizan, avec Frédéric Doucet, Directeur Commercial.

Mimizan
2019

Entretien complet
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© photo : Grégoire Grange
© vidéo : Usus